Sorti de l'esprit et du département de David Christian à l'Université du Michigan, le Big History Project est une initiative qui vise à enseigner à des collégiens et des lycéens l'histoire de l'univers, du Big Bang à l’ère moderne. Comme vous n’êtes plus trop au collège ou au lycée et que vous n’avez pas un semestre ou un mois à sacrifier, je vous propose de prendre 18 minutes de votre temps :

Voilà donc pour les grandes lignes. Le cours est accessible en ligne (il faut s’enregistrer) et se présente sous forme d'une série de vidéos accompagnées d'infographies, de documents écrits, de présentations de nombreux intervenants extérieurs, de liens vers d'autres sites d'intérêt (par exemple), etc. Il couvre de manière approfondie de nombreux sujets de l’apparition de la matière à l’apprentissage collectif, en passant par la naissance et la mort des étoiles et des planètes, comment et pourquoi la vie est apparue sur Terre, comment elle a évolué et comment l’homme en est arrivé là où il est aujourd’hui.

L’idée de faire apparaître autour d’un récit central tous les champs scientifiques impliqués dans l’histoire de l’univers (la physique, puis la chimie, la géologie, la biologie végétale et animale, l’archéologie, l’anthropologie, l’historie, l’ingénierie, la sociologie) montre que la connaissance n’est pas cloisonnée et permet une organisation de notre Histoire autour de seuil de complexité dont l’Homme n’est qu’une résultante.

Je ne suis pas sûr qu'un collégien ou un lycéen comprenne tout ce qui lui est présenté, vu que je ne suis déjà pas sûr d’avoir tout saisi. Bon, c'est peut-être parce que j'ai survolé en deux semaines ce qu’une classe passe probablement un an à débattre, expliquer et approfondir, mais, à l’exception de quelques passages trop didactiques sur la démarche scientifique, le Big History Project s’adresse autant aux adultes qu’aux adolescents.

Seul bémol pour moi, la dernière unité sur le futur est d’un optimisme forcé qui ne sied pas au ton neutre et mesuré du reste du contenu. Mais c’est peut-être autant une déformation de la culture américaine qu’un parti pris volontaire de conclure sur un éclairage porteur d’espoir.