La première est une affiche publicitaire pour une marque de restauration rapide américaine qui a quitté le territoire français il y a des années (au grand regret de certains) et dont je tairais la marque pour ne pas faire de promotion à cette enseigne dont le nom finit par "King". J'en avais entendu parler sur le blog d'une bonne mère de famille française à Singapour qui, peut-être soucieuse de l'éducation de ses enfants ne faisait que décrire l'affiche en question. N'ayant rien à faire de l'éducation de mes enfants pour le moment, je ne me gène pas pour la reproduire ici:

C'est beau, hein? Dans ce pays à la censure plus prompte à évincer les furtifs entrechats d'une paire de seins qu'une série de meurtres sanguinolents d'une œuvre cinématographique (presque tous les films européens en général et français en particulier sont interdits au mineurs pour nudity ou coarse language (rien à voir l'Ile de Beauté, faites un effort sinon on va jamais y arriver)), il faut jouer sur la suggestion pour faire passer la moindre allusion sexuelle. Enfin, "jouer sur la suggestion", c'est à l'échelle singapourienne. Les réactions du public à chaque séance de cinéma ici ne manquent jamais de me rappeler que le second degré est une caractéristique intellectuelle rare sous mon équateur... Du coup, une femme maquillée comme une poupée gonflable qui se prépare à prendre en bouche un bon gros sandwich à la forme oblongue ne manquant pas de rappeler les plus glorieuses heures de Rocco Siffredi avec le message "it will blow your mind away" n'éveille pas le prude instinct du premier censeur venu. Il n'y a pas longtemps, je discutais un chauffeur de taxi (ces gens-là sont une source inépuisable de réflexions philosophiques) qui me disait: "In Singapore, it's not really about what is forbidden, it's just about not getting caught when you do it". Pour Molière et les deux du fond qui ne suivaient pas les cours d'anglais au collège (et j'insiste, les enfants, c'est très mal! Je ne suis pas du genre à négliger l'éducation des générations futures, moi): "Tant qu'on ne se fait pas prendre à Singapour, on peut bien faire n'importe quoi". Oui oui, j'ai toujours un article sur les interdictions à vous faire. Un jour.

Après tant de vulgarité, il me semble important de vous laver la tête et l'esprit. J'ai justement le produit miracle, et c'est justement l'objet de ma seconde photo. Quelle coïncidence! Le hasard fait vraiment bien les choses parfois! Je ne vous fais pas de long blabla sur celle-là parce que des vecteurs d'ondes j'en ai déjà bouffés toute la journée:

Et bon début de semaine!