Et pas n'importe quel concert en plus! Stefano Di Battista est incontestablement dans le peloton de tête de cette horde de jazzmen italiens qui sévissent en Europe depuis une bonne dizaine d'années. Une valeur sûre de la virtuosité musicale qui n'oublie pas d'où vient son inspiration et ne largue pas tout son auditoire dans des élucubrations déconstruites et post-modernes. Du jazz, du vrai. Pas trop moderne mais pas poussiéreux non plus, on sent que Franck Agulhon aurait bien envie de la jouer un peu plus électro ou qu'une note de samba passe dans l'air...

Parce que je ne vous ai pas encore parlé de l'accompagnement. A l'orgue Hammond B3 (c'est vraiment un instrument, si si. Qui plus est ça fait des merveilles en jazz), un parfait inconnu du nom de Baptiste Trotignon. Comme ça, si une tête d'affiche ne vous suffisait pas, on vous en offre une deuxième. C'est bon pour le pouvoir d'achat des français. A la batterie, je l'ai déjà dit, Franck Agulhon que je ne connais pas mais qui semble avoir pas mal tourné avec pas mal de noms qui font bien dans le CV du jazzman. Et puis je vous ai gardé pour la fin un jeune trompettiste italien (encore un, comme si Paulo Fresu avait besoin d'aide...), Fabrizio Bosso, que je ne connaissais pas mais qui déchire vraiment 3 briques à grand mère dans les orties de la mort qui tuent (les orties, pas la grand-mère). Lui, je ne serai pas étonné de revoir son nom en haut de l'affiche un de ces jours.

Sur scène, l'ambiance n'est carrément pas coincée, on se fait des blagues entre musiciens, on s'interpelle pendant qu'on joue, on rigole, on fait des bruits bizarres avec son instrument (mais pas trop, c'est pas Médéric Colignon non plus). Très bonne ambiance, léger et pas prise de tête mais une musique passionnée de compositions et de reprises mélangées. Bref, super super bien.

Saintes, sa salle très haut standing (vraiment, je le dis même pas pour rigoler, des salles comme ça dans des villes de 40 000 habitants, il y en a pas 5 en France) et ses concerts qui cartonnent...