Direction donc cette petite ville perdue à 80km au nord-ouest de Kuala Lumpur. La Malaisie profonde, la vraie. En dehors de notre resort, je dirais que personne ne parlait anglais dans la région.

Bon je veux pas faire le rabat-joie ou paraître expéditif dans mon jugement mais Kuala Selangor c'est quand même de la merde. Voilà ça c'est fait. Ok, c'est calme se balader dans les palmeraies est reposant mais la principale attraction, les lucioles, sont juste une belle arnaque. 

A la nuit tombée, on est trimbalés par bateaux de touristes avec des enfants qui braillent et des parents qui téléphonent parce que c'est trop chiant de se poser 30 minutes pour observer les bestioles au derrière qui clignote. Et puis la plus grande colonie de lucioles synchronisées du monde, j'avoue que ça n'est pas bien impressionnant. Déjà, la faune semble souffrir de l'exploitation touristique, et ensuite je vous fais la même chose avec une quinzaine de guirlande de Noël quand vous voulez, moi. Bon, vous avez deviné, la magie n'a pas opéré. Peut-être que j'étais aussi un peu fatigué de nos aventures précédentes. Le lendemain, le retour en bus déglingué a été épique mais tout s'est bien passé ; nous avons atteint Singapour dans la soirée ; Seb et Heïdi sont repartis le surlendemain et j'ai été aussi heureux que d'habitude de retrouver mon bureau le lundi matin...

Bilan de ces vacances: je commence à avoir une liste de destinations malaisiennes (continentale, j'avoue que Bornéo est passé à la trappe) longue comme le bras de LeGzo quand on joue au Jungle Speed et je pense avoir fait, au moins pour le côté touristique, l'essentiel de ce qu'il y a à voir. A deux mois de mon départ, il serait temps!