Allez je réponds pour vous. Non. Les sangsues, c'est même franchement répugnant.

Je résume: ces horreurs sont sur le sol dans la jungle (ou dans les feuilles dans les arbres pour les sangsues vertes mais on en voit moins tant qu'on ne marche pas en forêt quand il ne pleut pas. Donc sur le sol. Une extrémité par terre et une autre en l'air qui s'agite dans tous les sens à la recherche de n'importe quoi à ventouser, dans l'idéal une chaussure (elles vous sentent arriver grâces aux vibrations). Une fois agrippée sur la semelle, la gentille bête se déplace un peu comme les spirales qu'on balançait dans les escaliers étant mômes jusqu'à arriver à une ouverture. Et regardez comme la nature est bien faite, ces petites choses en effet la merveilleuse faculté de pouvoir s'aplatir à l'extrême pour se glisser ENTRE les mailles de vos chaussettes même les plus fines. Après ça je vous raconte pas le festin. Déjà votre pied se mets à ressembler à ça, la faute à leur anticoagulant qui est salement efficace:

Et ensuite vous sentez un truc gluant qui remue contre votre pied. Elles se goinfrent jusqu'à devenir parfois grosses comme un doigt. Après elles se décrochent toutes seules, repues qu'elles sont et attendent que vous fassiez une pause et enleviez vos chaussettes pour retrouver l'air libre. Bref le "top du roots" pour citer Heïdi et "de la merde" pour paraphraser Seb.

La bonne nouvelle dans l'affaire? C'est indolores, tout juste une légère démangeaison, et parfaitement inoffensif puisque ne véhiculant absolument aucune maladie. Pas besoin de cautériser à la cigarette et toutes ces conneries non plus. Au final c'est juste dégueulasse.

Pour éviter le drame des chevilles ensanglantées, chacun à son truc: rentrer le pantalon dans les chaussettes est un bon début pour voir les bêtes monter et les retirer avant l'instant fatidique du don du sang forcé, on peut aussi se déplacer en tongs pour bien les voir quand elles se fixent et les dégager mais c'est réservé aux locaux qui ont de l'entraînement, le sel sur les jambes ne marche pas du tout. Ma trouvaille à moi, c'est la la technique de la double-paire de chaussettes: une paires que vous portez normalement et une deuxième par dessus avec le pantalon entre les deux. Efficacité totale pour moi à condition de rester vigilant et de virer ces saloperies quand vous en voyez.

Bon voilà pour les sangsues. En arrivant au Taman Negara, on se disait que s'il ne pleuvait pas trop, on aurait une chance de passer au travers vu que ça ne pointe le bout de son nez qu'avec les champignons par temps humide. Ca n'a pas loupé, il a plus toute la nuit précédent notre premier jour de trek...

Edit: 100ème billet du blog! Ca en fait des âneries de racontées, hein? ^^'