Quatre jours de visite de Singapour! Quelle ville! Bonne surprise, la chaleur finalement c’est bien: rien d’étouffant. Un petit 30° au plus fort de la journée, 26° le matin et le soir. La température idéale pour une garde-robe d’été. A l’hôtel, la clim fait à peu près le même bruit que les moteurs de l’avion; le voyage continue...

Donc Singapour: Des buildings avec pour certains une très belle architecture futuriste, des villas, du bruit, de la lumière et une verdure qui ridiculise à tout jamais nos plus belles plantes vertes. Pas un papier par terre, il doit y avoir des aspirateurs cachés qui avalent poussière et détritus au fur et à mesure, des centres commerciaux (des malls c’est ça?) immenses, toute l’industrie du luxe français et italien est là et des gens qui courent les magasins nuit et jour, 7 jours sur 7, les temples de la consommation sont ici. Une foule de gens tous jeunes, minces et beaux. Où mettent ils les vieux? Aurélien prétend qu’ils les cachent. Il est interdit d’être moche.

Là nous ouvrons une parenthèse: (Les filles, pour la plupart chinoises, sont habillées en fille ce qui se fait rare chez nous: elles portent de petites robes légères, très courtes, à fines bretelles ou bien des shorts moulants. Elles sont superbes et il y en a des milliers. Comment Aurélien se débrouille t’il pour ne pas avoir de copine ? Nous n’avons pas pu éclaircir ce mystère durant notre séjour).

Quand il n’y a pas de magasins c’est qu’il y a des restaurants ou des bars pour faire la fête. Envie de tout goûter dans les food courts: de la cuisine chinoise surtout mais aussi indienne, malaise, thaï, des fruits étonnants très colorés dont celui qui sent mauvais mais vraiment très mauvais: le durian et que finalement nous n’avons pas essayé (c’est difficile, comme il est obligatoire de le consommer sur place, il faut supporter ce puissant parfum qui fait penser à quelque chose de pourri). Plein de choses agréables à manger avec de temps en temps le truc « spicy » qui arrache les papilles (ça c’est plutôt indien).

Aurélien, en garçon rigoureux et organisé nous à conduit de Chinatown à Little India, des quartiers très différents, très colorés où là aussi le commerce bat son plein: A Little India des boutiques remplies d’or, ça brille de partout, le baroque de chez nous ou la déco espagnole font un peu ternes à côté des tissus et des ors indiens. Des maisons aux couleurs vives, une foule paisible dans les rues, des odeurs d’épices. Et la chaleur. Nous avons tellement marché ces jours là que le soir on pouvait avoir l’impression de ne plus avoir de peau sous les pieds.

Notre guide et fils Chéri, Aurélien, aime à ménager ses effets et a une âme de chef que nous lui connaissons tous. Il ne nous a dévoilé notre programme qu’au fur et à mesure et en garçon organisé (c’est son côté germanique) il avait tout prévu.

La deuxième partie du voyage s’est faite en Malaisie. D’abord Kuala Lumpur puis Langkawi: île au nord-ouest de la Malaisie, tout près de la Thaïlande . Contraste avec Singapour : on retrouve les buildings, le luxe des hôtels (grand hôtel à Kuala Lumpur avec une chambre grande comme un hall de gare et un lit large d’au moins 2,50 m) mais aussi une misère visible, des bidonvilles, des chantiers abandonnés, des papiers et des détritus au sol même à proximité des endroits les plus chics. Nous ne sommes plus dans Singapour-la-contrôlée, en Malaisie la vie est là, grouillante et contrastée, riche et misérable.

Dans la quartier chinois de Kuala Lumpur, ce petit malin nous a emmené dans la rue des contrefaçons: toute une rue pleine d’objets Chanel, Cartier, Gucci, Prada, Dior, des montres par milliers, des bijoux, du cuir, des bagages… à des prix incroyables. Exemple: une montre Cartier à 6 euros. Finalement, il n’y a que la peur du douanier qui nous a retenu.

L’année s’est terminée sur une plage de sable blanc à Langkawi. Quelques jours plus tôt, nous avions loué un bateau et son skipper pour un tour dans cet archipel: c’était le 30 décembre, la mer était turquoise, transparente et à au moins 26°, nous nous sommes essayés au snorkeling et retrouvés nez à nez avec des poissons bizarres dont certains ressemblaient aux Dalton. Une île déserte, couverte de végétation dense donnant une ombre propice à la sieste après la baignade, un paysage de rêve. Le pied! Retour tranquille avec un détour dans les mangroves où on peut observer les aigles qui viennent se nourrir dans la mer. Le silence s’emplit alors du bruit continu et strident de la jungle.

Dire qu’en France il gèle!

31 décembre sur une plage, quand la nuit tombe des feux s’allument sur le sable. La plage est bordée de paillotes où les derniers dîners de l’année s’organisent. C’est là que nous finirons 2007, à table et les pieds dans ce sable si fin qu’on dirait du talc.

Un feu d’artifice pour commencer 2008.

Deux jours plus tard il faudra reprendre l’avion. C’est fini. Déjà!

Dernière étreinte au fils chéri.

Bonne année.

Liliane & Gogo