Un petit concert pour bien finir une journée de semaine trépidante et chargée comme un pastis sans eau? Mais oui, tout à fait! Surtout quand c'est pour voir et écouter la reine de la Bossa Nova version moderne. Le style oscille entre la Bossa Nova et l'electro-lounge, inutile de vous dire que j'ai beaucoup aimé. Sur scène, un guitariste (japonais, comme quoi, les japs ne font pas que des trucs complètement barrés avec des mangas, des minijupes et des grands cris hystériques), un batteur (qui lance des loops de temps en temps), un percussionniste et un saxophoniste/flûtiste/guitariste pour accompagner la diva. Le concert avait démarré un peu doucement mais la salle a fini chaude-bouillante après une heure et demi de musique.

Le jeu de scène de madame est assez décontracté et sympathique: je chante couchée, assise, la tête en bas ou sur mon tabouret avec les jambes allongées sur les amplis; j'interpelle deux personnes au premier rang pour leur demander s'ils sont venus ensemble et s'ils sont en couple (note pour plus tard, ne jamais venir avec une maîtresse au premier rang d'un concert de Bebel Gilberto), je salue les gens qui essaye de s'installer en douce parce qu'ils sont arrivés en retard. Dans une salle plus souvent vouée à la queue de pie et aux orchestres symphoniques un peu coincés, ça détonne et ça fait du bien. Le cadre n'était cependant pas parfait, je pense que ce genre de concert prends vraiment toute son ampleur dans un festival ou on peut danser, parler, rigoler ouvertement; parce que là, tout le monde assis, même avec une superbe acoustique, c'est pas idéal pour "kiffer la vibe" comme dirait mon djeuns-punk de frère. Il n'empêche que j'ai quand même bien regretté que les photos soient interdites parce que la salle est magnifique, la scène et les éclairages étaient superbes et ça aurait fait des très beaux souvenirs. Sauf pendant le rappel où l'ingé lumière à jugé bon de nous sortir une palette bleu-kad/vert-chiasse-fluo-pomme/rose-bonbon qui donnait un ensemble "gerbi de bisounours" (ou de télétubbies, je suis pas sectaire) du plus mauvais effet. Comme je suis sympa, je vous mets deux photos du bâtiment (c'est le gros truc bizarre à gauche, façon demi-ananas sur pilotis):



Bref, je suis sorti du concert sur mon petit nuage, un peu bâsi (un charentais pour expliquer au monde étonné par tant de richesse de vocabulaire et de culture ce que ça veut dire?). Encore un bon truc avec ces concerts qui commence tôt (19h30), on a eu le temps de prendre un verre pour reparler du concert avec mes camarades du soir. Et depuis hier soir, j'ai des mélodies "do Brazil" qui me trottent dans la tête. Je suis bien d'accord avec vous, ma vie est un enfer...

En cadeau, je vous file le lien vers le site officiel pour que vous ayez une idée de ce à quoi ressemble son dernier album (plein d'extraits à écouter!).