Pour fêter le départ de deux amis, nous avions décidé d’aller passer un week-end à Tioman, île malaise pas très loin de Sibu dont je vous ai déjà parlé (sur la carte, c’est la grosse île un peu au nord de Pulau Sibu). Au programme donc : fête, plage, snorkeling, glande, replage et filles. Je sais, le menu de mes fins de semaines n'est pas très varié en ce moment mais, tant pis pour les carences, je rattraperai tout ça plus tard.

Le plan initial prévoyait de faire la fête le vendredi soir en attendant l’arrivée (à 3h du mat’, il y a 4h de route) des deux vans qui devaient nous emmener prendre le premier Ferry à Mersin à 7h30. Sachant que les périodes de transport étaient principalement prévues pour se reposer et que je suis incapable de dormir dans un véhicule, j’ai pris un peu cher niveau sommeil tout le week-end. On s’est donc retrouvé avec la tête dans c*l (pardon maman, je sais les gros mots, c'est mal; les enfants ne suivez pas mon exemple) sur le Ferry avec le soleil qui se levait alors que nous naviguions entre les îles du coin. Paysage de toute beauté.

Nous voici donc à 18 (il n’y avait pas 18 nationalités, ouais je sais, on est un groupe assez fermé et pas cosmopolite) autour d’un petit déj’ dans la salle à manger de notre hôtel en regardant la mer dont les vagues molles qui viennent lécher la plage à 2 mètres de nous. Bon je ne vous fais pas dérouler le film quart d’heure par quart d’heure parce que ça ne vous intéresse pas forcément mais je retiens quand même quelques petites choses:

  • Le snorkeling : j’avais déjà fait une première expérience à Sibu mais y’avait quand même pas trop trop de poisson (et déjà je trouvais que c’était beaucoup) mais alors là rien à voir. Déjà, on prend son matériel, on va à 30 mètres de la plage et on regarde au fond : il y a des coraux, des oursins et des poissons partout. Un nouveau test pour Heïdi: un poisson large, rouge tigré violet avec une petite queue blanche. L’autre site fantastique c’est une jetée. La première fois que je suis rentré dans l’eau j’ai un peu flippé tellement y'avait de poisson: je ne voyais ni devant ni au-dessus de moi à cause des ces milliers de bestioles bleues, jaunes, oranges, violettes, rouge, noires ou blanches. C’est vraiment un moment magnifique.
  • La soirée de samedi soir passée dans bar sur la plage (les photos vous donnent une petite idée) mémorable pour bien des raisons (mention spéciale aux filles qui ne tiennent pas trop l’alcool et courent de travers ensuite).
  • Les deux chatons de l’hôtel qui nous squattaient les jambes régulièrement. Ok, ces deux boules de poils devaient balader plus de puces et de tiques qu’une bombe sale mais moi je ne sais pas résister à ce petit "meou, meou" (nan pas celui de Capt’ain Orgazmo, Ramm). Et puis ça nourrit les poissons quand on va se baigner ensuite.
  • La tristesse de laisser filer Stéphanie et Anas qui retournent à leurs études, respectivement à Londres/Paris et à Amsterdam. Deux personnes que j’ai juste eu le temps de connaître assez bien pour pouvoir dire qu’elles vont me manquer. C’est un truc un peu chiant à Singapour, ça, l’instabilité des groupes d'amis. Surtout quand ils écoutent Simon et Garfunkel ou Radiohead.
  • Le prix, ma bonne dame! Combien pensez-vous devoir débourser pour ce week-end de rêve au bord d’une plage de sable blanc, incluant nos prestations cocotiers, eau bleue-verte transparente, jolies filles en bikini (Dieu bénisse son inventeur!), amis, fête, bouffe? 100€? Hahaha, allons, soyons sérieux, vous n’y êtes pas du tout. Allez, je vous le fait à 65€ et on n’en parle plus. Ca aussi ça fait plaisir. Bon du coup, il me reste des ringgits et je vais être obligé d’y retourner.Si c’est pas dramatique tout ça...
  • Le voyage du retour placé sous la banière de la corruption (pour pas faire la queue derrière 50 bus en sortant de Malaisie) et de la contrebande (mais si c'est de l'eau minérale, ma bouteille). A noter quand même que pour 0,30€ on achète quelqu'un en Malaisie...

Bon vous avez compris, c’était très bien et je suis triste de voir des gens partir (c’est un peu la période qui veut ça: fin des stages, reprise des examens et des cours). Mais je ne vais même pas avoir le temps de m’appesantir là-dessus puisque le week-end prochain je suis reparti vers de nouvelles aventures à Bangkok. Ambiance différente probablement puisqu’on ne part qu’à 5 ou 6, que le programme n’inclut pas l’observation de poissons ou de filles peu vêtues, ni de nuits blanches (enfin pas trop) mais plutôt des visites et du tourisme plus conventionnel. Départ vendredi de l’aéroport de Singapour à 22h05. Wouhou, j’ai hâte d’y être!