Truc incroyable numéro 1 : le public singapourien

Pour bien finir ma semaine, je suis allé vendredi à un concert du Singapore International Piano Festival. Au programme, Cyprien Katsaris interprétait du Liszt, du Chopin et un peu de Bach. Le thème (Love and Death) me plaisait moyen mais les trois compositeurs sont parmi mes préférés. Bref, ça s’annonçait bien. Sauf que voilà, le public singapourien, s’il s’était déplacé massivement, n’accordait finalement qu’un intérêt très limité à ce qui se passait sur la scène. Ca discute, ça piaille, ça mange, ça envoie des sms, ça se ronge les ongles, ça tousse, ça se racle la gorge, etc. J’en aurais bien étranglé quelques-uns… Le concertiste chypriote a pris un moment entre deux morceaux pour nous lire un poème de Lamartine, d’abord en français, puis en anglais. Je n’ai pas entendu la version française tellement il y avait de brouhaha dans la salle malgré mon siège en plein milieu de la salle. Des baffes, je vous dis. Sur scène, l’homme en queue de pie n’a pas eu l’air plus gêné que ça par contre. Il me semble parfaitement sympathique d’ailleurs le bonhomme Katsaris : en plus d’une tête à la Professeur Tournesol (sans le chapeau melon), il semble avoir de l’humour et du flegme. Il pratique en plus une musique vivante, ce qui n’est pas si courant dans le monde du classique. Mention spéciale pour la Toccata and Fugue in D minor, BWV565 que tout le monde connaît (Tinlinlin, tinlinlinlinliiiiiiinlin; Tinlinlin tiiiiinnnliiiiinliiiiiinliiiiiiiiiin; vous voyez que vous connaissez) qui avait droit à une interprétation très personnelle mais assez proche de l’idée que je me fais du génie musical. Ah ben tiens, en furetant un peu je l’ai trouvée, sa version. Merci Youtube!

Et voilà quelques photos faites sur le chemin entre le métro et la salle de concert. La nuit tombait et l'orage montait, il y avait une belle lumière.

Truc incroyable numéro 2 : les soldes à Singapour, c’est nul

Vous y croyez, vous, quand on vous dit qu’au pays du shopping, faire les soldes c’est finalement pas tellement plein de bonnes affaires ? Pour ma part, j’ai fini par dévaliser le Celio local par dépit et encore, à 20% sur tout le magasin, j’ai pas fait n’importe quoi vu que les prix sont les mêmes qu’en Europe. Bon, avis aux demoiselles, les magasins Mango et Zara étaient tout de même barrés de grandes banderoles 50%...

Truc incroyable numéro 3 : je suis célèbre

Si on m’avait dit que j’étais un geek de renommée internationale, j’y aurais pas cru. Et pourtant. Samedi soir, nous nous étions tous retrouvé chez Anas à l’occasion d’un barbecue au bord de sa piscine. Notre marocain partage son appart avec un autre français qui fait du design de souris et clavier chez Razer. J’avais apporté mon portable pour honorer mon tout nouveau statut de DJ (on m’avait interdit le jazz, gasp) et foobar tournait tranquillement, quand le fameux colloc me dit "hé mais je te connais, toi. T’es sur un forum français où on parle de foobar et t’as Singapour dans ta signature!" Banco. La gloire je vous dis.

Le barbec’ en lui-même était sympa, il faisait beau et chaud, on a bien mangé, bien bu, y’avait plein de filles et on a fini dans la piscine à 5h. Clic-clac!

Truc incroyable numéro 4 : J’ai couru !

Ouais alors là il faut que je vous resitue un peu le contexte. A Singapour, il ne fait pas si chaud. Genre 33°C toute l’année. Mais il y a un taux d’humidité qui doit se situer aux alentours de 90%. Et là pour le coup, ça change tout. Lever le bras peut suffire à vous mettre en nage. Alors je vous laisse imaginer pour aller courir en plein air…

Dimanche, je me lève donc innocemment vers 12h30, l’esprit encore un brin embrumé, je sors à moitié à poil me servir un grand bol de corn flakes pour m’éclaircir les idées et je me retrouve nez à nez avec Jaga (mon colloc indien), sa mère et trois de ses collègues de bureau. Ok, bonjour. Ils m’invitent à manger avec eux les crabes qu’a préparés la mère de Jaga. Moi maintenant, quand un indien me propose à manger, j’ai une petite loupiote "danger" qui s’allume et j’ai les papilles qui se mettent à prier pour que je refuse. Bien sûr j’ai accepté. Eh béh c’était très bon. Le crabe au poivre était "a bit too spicy kof kof kof" mais celui au chili était succulent.

Pendant le repas, j’ai appris que Jaga retrouvait ses collègues spécialement aujourd’hui en prévision d’une course de charité qui se tenait l’après-midi. Bien sûr j’étais invité à venir suer à petite foulées sur les 4km du parcours. Vu que 4km c’est pas la mort, que ça me permettait pas moisir tout le dimanche devant mon PC en pyjama, que c’était des gens sympa et que je pensais pouvoir m’échapper comme un fourbe si j’en avais marre, j’y suis allé. Bim, 10000 personnes pour un footing dans les rues de Singapour, parmi lesquels nombre de trougnes, je n’ai pas regretté le voyage. Bon il a fallu courir un peu mais le tour de piscine qui a suivi n’en a été que plus agréable...

Truc incroyable numéro 5 : j’habite avec une geek

La copine de Jaga, Vicky, fait du web-design. On a donc pu avoir une discussion tout à fait intéressante hier soir à propos de Photoshop. C'est pas demain que je vais arrêter d'être geek, j'essaye de sortir et à chaque fois, on finit par parler de PC... Je lui ai demandé de me refiler quelques adresses de sites qu’elle a fait, plus d’infos bientôt.

Truc incroyable numéro 6 : J-4

Et ouais, je fais du teasing si je veux...