Les grandes formations de jazz qui ont rendu hystériques les foules américaines pendant un bon demi-siècle ont une référence : l’orchestre de Count Basie. Le bougre incarne en effet le summum de l’Age d’Or du Jazz en la matière.

Alors pour vous le faire découvrir, j’aurais pu vous présenter The Atomic Basie qui est sans doute son album le plus connu. L’album à la pochette nucléaire est un must have. Mais comme vous le trouverez partout, j’ai choisi de m’intéresser à cet enregistrement live infiniment plus pêchu et qui donne à l’orchestre toute la dimension scénique qu’un studio lui fait perdre. Parce que le jazz, si il est en Europe une musique de l’élite qu’on écoute dans une belle salle de concert dans un fauteuil confortable (ou alors dans les festivals estivaux), a été une révolution populaire au milieu du XXème siècle de l’autre côté de l’Atlantique et que c’est bien l’ambiance qu’il faisait régner dans les petites salles bondées qui a fait son succès. 

Revenons au sujet. Count Basie. Birdland. Deux noms assez évocateurs pour prendre un quelconque fan de swing aux tripes. Le Birdland est le nom d’un des plus fameux lieux du jazz. Le nom fait référence à Bird, alias Charlie Parker, saxophoniste de génie. Par cet établissement de Broadway sont passés tous les grands du jazz post-1949. Et Count Basie? Les standards du jazzs lui doivent beaucoup, il est de ceux qui ont fait évoluer le jazz dans une direction plutôt qu’une autre. Pianiste de talents, il est surtout connu pour sa compétence de chef d’orchestre qui a formaté la musique de Big Band.

Maintenant que vous avez les ingrédients, mélangez. Servez chaud-bouillant un soir de 1960 et savourez. La patte du maître se retrouve dans la composition, la manière dont les phrases de cuivres de mélangent, l’art avec lequel les pupitres se répondent, la mélodicité, le tonus et le rythme de l’ensemble. Mais les musiciens eux-mêmes ne sont pas pour rien dans ce bonheur auditif: nombre de géants du jazz sont passés par cette formation et c’est aussi la qualité de ses solistes qui en a fait le renom. Ca balance, ça groove de partout, ça vit et les musiciens prennent leur pied (et Dieu sait si c’est dur de jouer en se tenant une chaussure). Je vous la fait courte: é-cou-tez!

Et pas d'excuses possibles! J'ai trouvé un site (je m'interroge un peu sur la légalité de la chose mais bon) qui propose d'écouter tout l'album directement en ligne. Youpiiii c'est par là!