... la CAF! Oui, je sais, c'est pas très original et je choisis la facilité mais quand même ils sont gratinés. Allez, je vous fais le résumé des épisodes précédents.

Acte 1 : où le héros (I is da hero!) quitte tristement son 5 étoiles parisiens

Mars 2007 : je suis embauché, je pars à Singapour. Je vous refais pas tout le film mais je logeais jusque là  (pour les besoins de mon stage de fin d’étude dans le sud de Paris) dans un foyer de jeunes travailleurs un peu miteux mais acceptable, moyennant moult couvertures (pas trop de chauffage), bougies (des coupures de courants tous les soirs) et Boules Quiès (cloisons en papier mâché). Bref j’étais assez heureux de partir après ces 10 mois vaguement pénibles.

La CAF m’avait déjà un peu taquiné en attendant 4 mois avant de me faire le premier versement de mes APL mais bon les choses avaient fini par rentrer dans l’ordre. A mon départ, l’administration du foyer étant au courant des procédures, on m’avait remis un modèle de lettre à remplir et à renvoyer à ma CAF leur expliquant que je déménageais et qu’il fallait arrêter de m’envoyer des sous. Encore que m’envoyer des sous est une bien jolie expression car je ne touchais pas un kopek puisque tout allait directement dans la poche du foyer. Bref moi, bonne pâte, j’envoie le papelard et j’oublie.

Acte 2 : où le héros sent bien que quelque chose va merder

Et voilà t’il pas qu’il y a un mois, je reçois un mail de la CAF me rappelant de ne surtout pas oublier de déclarer mes revenus pour la mise à jour de ma situation. Je laisse courir. Deuxième puis troisième mail la semaine suivante et celle d’après. Je tente de me connecter au portail en ligne mais je n’ai plus ni mon numéro d’allocataire, ni le mot de passe qui va avec. Je laisse donc un petit mot par le biais du questionnaire en ligne. D’habitude quand je fais ça, je n’ai jamais de réponse, alors je n’en attendais pas grand-chose mais ces mails à répétition (dont le dernier m’était adressé nommément alors que les précédents ressemblaient à du spam tout con) commençaient à m’inquiéter.

Acte 3 : où le héros se prend une pilule

Et voilà que, miracle des miracles, on me répond! Je reçois il y a quelques jours un mail où on m’annonce en substance que je ne peux pas être désinscrit parce que je leur dois 588,39 €. C’était pas vraiment la peine de me répondre pour me dire ça… On me dit aussi qu’on n’a jamais eu vent de mon départ du FjT de Fontenay-aux-Roses. Donc ces gentils animateurs du foyer ont continué à percevoir, sans m’en informer en sans s’en étonner, mes APL. Du coup je ne sais plus très bien qui baffer. Enfin la lettre se concluait ainsi : "ce jour nous réclamons les mensualités versées depuis le 01/04/07 au foyer". En langage clair pour moi, ça veut dire : "on a fait n’importe quoi mais on se démerde, vous inquiétez pas".

Aaaaaaah quel bonheur, ça me manquait presque après deux mois passés dans un pays où les administrations sont efficaces. Presque.