Dans ma petite revue de presse du matin pour savoir ce qui se passe autour de moi en général et en France en particulier, j’écoute France Info. Ca fait des années en fait que j’écoute la station de Radio France mais depuis quelques mois, le spot publicitaire d’un annonceur avant la bourse me fait tiquer. Le message se termine en "… opérateur pour la télévente". Et moi, abruti que je suis, je ne peux alors pas m’empêcher de penser à Eric Cartman.


Pour les deux du fond qui dénigrent les dessins animés depuis 10 ans, je rappelle que South Park est une série américaine qui raconte l’enfance de quatre garçons de 9 ans dans une petite ville du Colorado. C’est parfois choquant, souvent de mauvais goût et régressif mais toujours tellement drôle. Un lien youtube qui va bien pour vous faire une idée et rigoler un peu si vous êtes anglophone. Et donc, un des personnages est le jeune Eric Theodore Cartman. Gros, violent, raciste et vulgaire, il ne nous épargne aucune des horreurs de la société américaine dépeinte au vitriol dans la série. Ce petit bout d’homme a pour réponse favorite quand on lui parle de son poids ce doux mot : "J’vais t’latter les couilles !".

Bon, vous commencez à voir où est le lien ? La télévente. Latter les ventes. Latter les couilles ! Ainsi, depuis des mois, je ne peux pas m’empêcher de penser au petit personnage au bonnet bleu et jaune chaque fois que j’entends venir la bourse sur France Info. Le gros avantage d’être dans un bureau avec un collègue singapourien qui ne comprend pas un mot de français, c’est que je peux même le dire à haute voix. Je me prends soudain à rêver qu’un annonceur publicitaire emploie cette expression dans un de ses spots. Imaginez un peu l’impact d’un "la nouvelle lessive CanardPropre lave encore mieux grâce à ses principes actifs qui vont latter les tâches jusqu’au cœur de la fibre !" Moi j’achète direct.