Sentosa est une île au sud-est de Singapour entièrement dédiée au tourisme et à la plage. Bien sûr, tout cela est particulièrement artificiel : les plages ont été créées de toutes pièces, les rochers sont presque cubiques, tout est archi-propre et bien encadré. C’est une sorte de parc d’attraction finalement mais les cargos et portes-containers qui mouillent à 200m se chargent de nous rappeler qu’on est quand même dans un des rares lieux de l’archipel qui n’est pas voué au travail.
Nous avions rendez-vous avec quelques collègues de l’ambassade à 15h. Pour accéder à l’île, trois choix s’offrent à nous : la voiture, le monorail et le téléphérique. Moi l’option du téléphérique au-dessus de la mer pour rallier deux morceaux de côte me semblait bien mais finalement je me suis rangé à l’avis des connaisseurs qui disaient qu’on s’en foutait et que l’essentiel c’était d’arriver vite ; monorail donc. Et déjà c’est assez rigolo à voir cette arrivée sur Sentosa en aillant survolé le port et un bras de mer sur environ 800m.
Petite déception au contact du sable : c’est du gros sable, pas le sable fin de mes châteaux qui s’érigeaient effrontément face à l’Atlantique quand j’étais môme et qui finissaient immanquablement leurs vies en tas informes et mous dès que la marée s’en mêlait. Bon ici pas de marée (enfin très peu, 1m de marnage à tout casser), mais pas de sable fin. Et puis les châteaux de sable à 24 ans, c’est passé de mode. Cela dit, se balader sur un bord de plage entre les palmiers et une mer bleue/verte avec pour coreligionnaires des volleyeuses en bikini, ça console de bien des instincts primitifs de bâtisseur de l’éphémère.

 

 

Comme l’orage menaçait à notre arrivée, nous avons commencé par aller prendre un verre au Café Del Mar, bar d’ambiance électro à même la plage. Puis finalement le ciel s’est dégagé et nous avons pu aller tâter de la serviette et du frisbee. Ciel un peu couvert, 29°C, pas trop humide, petite brise marine : le bonheur, avec des gros morceaux de détente dedans. L’eau, si on n’est pas loin de la sortie du port, est étonnamment propre. Enfin on ne sort pas avec une couche d’huile ou de pétrole et après une bonne douche tout est parfait. J’ai également eu l’impression qu’elle était plus salée qu’en France. Vu l’humidité, la chaleur et donc l’évaporation, ça me semble crédible, d’autant plus qu’on "coule" moins vite (limite j’arrive à faire la planche alors qu’à Royan, ma technique s’approche plutôt du parpaing).

 

 

Bref on est resté jusqu’à 21h avec notre glacière de bières fraîches, l’éclairage et le son du Café Del Mar et les blagues vaseuses de Florie-Anne et de Tarik (la concurrence est rude au niveau internationale ; même Seb lutterait, c’est dire). En rentrant on est tous allé manger dans un Food Court (ça aussi il faut que je vous explique ; ça sera pour une autre fois) et on a fini la soirée chez Adeline, dont les collocs organisaient une soirée. Arriver à 10 en tenue de plage dans une soirée pleine de VIE en banque un peu prétentieux, ça fait son petit effet. En tout cas on a bien rigolé, je me suis couché à 3h et j’ai dormi direct. Si ça c’est pas une putain de bonne journée...

 

 

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