A ce propos, j'ai vu hier soir un des plus formidables condos (pour condominium, une espèce d'immeubles en collocation avec plein d'équipements commun: piscines, parking, salle de sport, etc.) que j'aurai sans doute l'occasion de visiter. 140m² pour 3 personnes au douzième étage (désolé John) d'un immeuble qui en compte 25, bon état, très bien équipé (vous saviez qu'il existe des écrans plasma 46'', vous?), cuisine spacieuse, 2 piscines,jacuzzis, salle de muscu (haha ste blague. De la muscu. Moi.), terrains de tennis et de basket, le tout très bien situé et pour pas cher. Deux inconvénients quand même: des collocs français (dont un qui fait de la plongée, (spéciale dédicace Heïdi), mais aller à l'autre bout du monde pour partager un appart avec des français c'est pas très root) et un délai d'une semaine avant d'avoir une réponse. Gasp! Je suis donc bon pour une nouvelle semaine d'hôtel et de visites pour éviter de me retrouver le bec dans l'eau.

Mon hôtel puisqu'on en parle se trouve en plein coeur de Little India, probablement un des quartiers les plus vivants de la ville. On m'a fait comprendre que la propreté y était moins prioritaire qu'ailleurs dans Singapour et pourtant ça reste bien au-dessus de Paris (qui ne met pas la barre très haut, ok). Fait intéressant, toute la communauté indienne se donne rendez-vous le dimanche soir. La rue principale (Serangoon Road) devient le théâtre d'une surprenante assemblée de milliers d'indiens qui viennent parler politique, famille ou travail. Les fanfares se réunissent et répètent, les voitures klaxonnent pour se faufiler entre les groupes, bref un joyeux bordel. Ça doit être cathartique ici où on veut tout encadrer, prévoir, définir et organiser. Seul défaut de cette ambiance bruyante, ma chambre étant assez mal isolée phoniquement (hmmm c'est français ça?), je ne dois pas compter m'endormir avant 1h du mat'.

Quoi vous raconter d'autre? Le temps bien sûr. Tenez-vous bien, vous allez être surpris. Il fait chaud. Et humide. C'est un peu comme si on attendait un orage alors que le ciel est entièrement bleu. Enfin on s'y accoutume finalement assez bien et on s'adapte: on sort le soir (ou le matin mais c'est pas tellement mon truc. Curieusement j'ai une préférence pour les grasses matinées...), on ne fait pas de grande balade, on s'arrête régulièrement dans un shopping center, on meurt de froid dans certains bureaux ou certaines voitures et on boit régulièrement.

Voilà voilà pour ces premières impressions locales, je vous garde sous le coude mes commentaires sur les singapouriennes, mon travail, les interdictions, la bouffe, la circulation et les quartiers de la ville que j'ai visités pour les prochains posts. D'ici là, cheers!

P.S.: Vous avez remarqué? J'ai des accents! L'ambassade, dans sa salvatrice volonté de répandre la culture française, nous équipe de claviers accentués. Du coup, je perds tous mes repères à naviguer entre qwerty er azerty. Mais j'ai des ê, é, è, ë, à, â, ä, ç, ù,...