La Femme en Vert
Par tOpaZ le 20 mars 2007, 14:44 - Lu, vu, entendu - Lien permanent
A Noël, mes parents ont eu la bonne idée de m'offrir deux polards venus du nord de l'Europe. Le premier était tellement marquant et bien traduit du norvégien que j'en ai oublié le titre et l'auteur. Bonne nouvelle par contre en ce qui concerne Arnaldur Indridason, auteur du second roman, sa Femme en Vert est une très belle réussite!

Il faut dire que l'islandais n'est pas un inconnu total. Enfin si. Enfin moi je
ne le connaissais pas mais il a déjà eu son petit succès. Quelques bons
bouquins parfois primés, souvent vendus en de nombreux exemplaires.
Dans ce roman, ce n'est pas tant l'enquête du commissaire Erlendur que l'on suit, c'est sa vie. Esprit de famille chaotique, souvenirs d'un Reykjavik moins tentaculaire et d'une Islande moins urbanisée, autant de choses qui se lient avec cette enquête sur des ossements datant de la seconde guerre mondiale. On est ballotté alternativement entre les deux histoires écartées d'un demi-siècle d'une famille sous le joug d'un père tyrannique et d'un policier vaguement paumé.
Autant j'ai eu du mal à accrocher au départ, autant j'ai dévoré les derniers chapitres. Et c'est bien là qu'est le talent d'Indridason: imbriquer ces deux histoires dont on sait que les dénouements respectifs auront un lien, faire avancer parallèlement deux lignes du temps, les accélérer et les ralentir simultanément tout en laissant approcher une fin que l'on sait inéluctable mais dont les circonstances restent inconnues.
Le seul petit bémol pour moi porte sur les 7 dernières lignes. Je l'avais vu venir 200 pages avant, mais je me console en ayant trépigné et cogité les 296 pages précédentes. C'est noir, violent, touchant et surtout fantastiquement bien écrit et pas trop égratigné par la traduction. Pour ceux qui connaissent, ça me rappelle Necropolis de Herbert Lieberman.
Dans ce roman, ce n'est pas tant l'enquête du commissaire Erlendur que l'on suit, c'est sa vie. Esprit de famille chaotique, souvenirs d'un Reykjavik moins tentaculaire et d'une Islande moins urbanisée, autant de choses qui se lient avec cette enquête sur des ossements datant de la seconde guerre mondiale. On est ballotté alternativement entre les deux histoires écartées d'un demi-siècle d'une famille sous le joug d'un père tyrannique et d'un policier vaguement paumé.
Autant j'ai eu du mal à accrocher au départ, autant j'ai dévoré les derniers chapitres. Et c'est bien là qu'est le talent d'Indridason: imbriquer ces deux histoires dont on sait que les dénouements respectifs auront un lien, faire avancer parallèlement deux lignes du temps, les accélérer et les ralentir simultanément tout en laissant approcher une fin que l'on sait inéluctable mais dont les circonstances restent inconnues.
Le seul petit bémol pour moi porte sur les 7 dernières lignes. Je l'avais vu venir 200 pages avant, mais je me console en ayant trépigné et cogité les 296 pages précédentes. C'est noir, violent, touchant et surtout fantastiquement bien écrit et pas trop égratigné par la traduction. Pour ceux qui connaissent, ça me rappelle Necropolis de Herbert Lieberman.
Commentaires
La dernière phrase me donne envie de te l'emprunter :)
C'est la suite de "la femme en droit" ?? :)
Huhu non, mais ta blague moisie me fait penser au non moins excellent "Homme à l'envers" de Fred Vargas. Amateur de romans policiers aux personnages particulièrement désaxés, toute l'oeuvre de la dame Vargas est pour toi! J'en ai gardé un pour lire dans l'avion justement, je vous ferai un petit post dessus un jour.
Pour ce qui est du prêt, j'ai fini le bouquin en remontant sur Paris et je ne vais pas emmener du poids innutilement à l'autre bout de la planète. Je vais donc être OBLIGE de le laisser à qui voudra. Ne sois pas si triste, legzo :)
Tiens pour rebondir là dessus comme on en a parlé hier, voilà ce qu'il s'est passé :
Le bouqin est arrivé de manière fortuite à Montrouge où Sarah s'est empressée de le lire. Comme elle a beaucoup aimé, elle a acheté un autre Indridason : La Cité des Jarres. Elle l'a lu et a beaucoup aimé également.
Puis comme je venais de finir Tricky Business (c'est bon, mangez-en) j'ai lu aussi la Cité des Jarres. Et j'ai bien aimé (mais pas autant que Sarah je pense). Et du coup je vais lire celui ci sous peu.
Voilà voilà. Donc merci pour la découverte de l'auteur.
A noter qu'on trouve en ce moment en tête de gondole à la FNAC le dernier ouvrage du monsieur : La voix (http://www.amazon.fr/Voix-Arnaldur-...)